29 mai 2010
Parasol rouge
En mai et juin, c'est la saison de floraison des flamboyants. En ce moment, la Côte-sous-le-vent (en particulier, car les flamboyants fleurissent mieux sous des climats plus secs) se pare de couleurs de feu. Voici des photos d'un flamboyant que j'aime beaucoup, situé à l'Anse à la barque, à Vieux-Habitants.


23 mai 2010
Sous l'eau
Allez, pour la première fois et en exclusivité sur ce blog, des photos de moi sous l'eau. Hier, lors d'une plongée à Bouillante, un pote de palanquée m'a pris en photo. Il me les a prestement envoyées hier soir. La visibilité n'était pas extraordinaire (enfin, je me comprends), mais elles donnent bien.

13 mai 2010
La Désirade
La Désirade se trouve à l'est de la Grande-Terre. D'un point de vue géographique, l'île est très particulière. Il s'agit, grosso modo, d'un plateau calcaire de 11 km de long sur 2 de large s'étalant d'est en ouest avec une plaine littorale où se concentrent les habitations au sud, et des falaises abruptes au nord. Il y a une seule route traversant les quatre sections (d'ouest en est : les Galets, Beauséjour, le Souffleur et Baie-Mahault (oui, comme sur la Basse-Terre !)) et une piste sur le plateau, seulement praticable en 4x4 (moi, j'avais une 106 bringuebalante.... c'est costaud les 106... ça peut aller partout...). Les habitants se chiffrent à 1700 environ. Bref, on ne se marche pas dessus, il n'y a pas beaucoup de touristes, et l'île est très tranquille et reposante.
Historiquement, l'île fut découverte par Colomb (encore lui !) en novembre 1493, juste avant d'arriver en Guadeloupe proprement dite, lors de son deuxième voyage. Il lui a donné le nom de Deseada car c'est la première terre abordée par son équipage, terre tant désirée. L'implantation humaine fut tardive (enfin, européenne, car il y avait des Caraïbes qui, encore une fois, n'avaient rien demandé à personne -comme les Arawaks, massacrés par les Caraïbes, n'avaient rien demandé à personne eux non plus... enfin bref). Ce n'est que vers 1728 que nous avons la première attestation de peuplement européen : les Français (encore eux !) s'installent et commencent à développer la culture du coton. Vu la sécheresse de l'île, les plantations agricoles n'ont jamais vraiment dépassé le stade de l'économie de subsistance. L'élevage a lui aussi débuté à cette période.
L'île a aussi servi de terre de relégation pour deux catégories de personnes :
1) Les lépreux des Antilles ; il y a encore quelques ruines de l'ancienne léproserie dans la section de Baie-Mahault, ouverte en 1728 et fermée en... 1954 !
2) Les jeunes gens exilés de métropole car "tombés dans des cas de dérangement de conduite capables d'exposer l'honneur et la tranquillité des familles" !
La population s'est donc composée d'esclaves noirs et de blancs (principalement des commerçants, petits propriétaires et marins). Le métissage a été tardif.
Le voyage en bateau s'est bien passé : la météo marine de la veille annonçait une mer calme, et en partant de chez moi, j'ai jeté un œil au canal des Saintes qui était effectivement calme.
J'avais loué un gîte dans la section du Souffleur, car c'est là que se situe la plus belle plage de l'île, la plage du Souffleur. Voici une photo de mon gîte et de la vue dont je disposais depuis la terrasse.
Seuls quelques cabris tondent une maigre pelouse qui, tout comme les Arawaks et les Caraïbes, n'a rien demandé à personne !
On peut tout de même voir trois monuments notables : une ancienne cotonnerie, un phare abandonné (pour l'anecdote croustillante, dans la maison jouxtant le phare -certainement l'ancienne maison du gardien- j'ai trouvé un cadavre de cabri tout frais ! hum...) et une station météorologique abandonnée (sans cadavre de météorologue). Ci-dessous, respectivement dans l'ordre sus-dit.
Caye Désirade from Matt on Vimeo.
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