01 septembre 2007

Le jardin d'eau de Blonzac


Ce matin, je suis allé visiter un jardin qui ne se trouve pas très loin de chez moi, le "jardin d'eau", dans le quartier de Blonzac, sur la commune de Goyave, à 20 mn de voiture. Le jardin n'est pas aussi beau que le parc de Deshaies par exemple, mais le principe n'est pas le même. Ici, tout est fait pour la sérénité... Ce jardin s'étend le long de la rivière de la rose, et présente un certain nombre d'espèces végétales remarquables, ainsi que plusieurs lieux à la beauté saisissante. Tout d'abord, voici quelques photos de diverses plantes.







Ci-dessous, les fameuses "oreilles d'éléphant", dont je ne connais pas le nom scientifique. Celle-ci a particulièrement attiré mon attention du fait de sa taille et de sa jolie couleur.
Et enfin, un gros-plan dont, je dois le dire, je suis assez fier. Il me semble qu'il s'agit d'une fleur se rapprochant des "oiseaux de paradis"...

Outre cet arboretum, le jardin est aussi réputé pour sa rivière, la rose. On peut d'ailleurs s'y baigner (je n'avais hélas pas mon maillot...). En voici quelques photos.

Au bord de cette rivière, se trouve la fameuse "roche qui pleure", un rocher sur lequel coule de l'eau. Après récitation d'un poème sur la protection de la nature, on peut y faire un voeu, qui sera exaucé...
Plus loin, après la rivière, le plus bel endroit du jardin : un petit lac avec en son centre la maison de "manman dlo", célèbre personnage des contes fantastiques créoles. L'endroit est de toute beauté, et inspire calme et tranquilité...malgré les cris répétés d'une poule d'eau.La case de manman dlo :

La poule d'eau !

Pour finir, une photo prise du "point de vue", sur laquelle on peut voir l'Atlantique et, au premier plan, les bassins d'élevage des écrevisses (à déguster le dimanche midi dans le resto du jardin).Comme tous les jardins, la balade doit être encore plus belle lorsqu'il pleut.

26 août 2007

Hommage insectoïde à Bob














Voici la photo de ce qu'on appelle ici une chenille rasta (ça doit pas être le nom scientifique...), à cause de ses poils. Je l'ai prise en juin, sur ma moustiquaire. Donc, à l'heure qu'il est, elle doit déjà être au paradis des rastafaraï...

09 juillet 2007

Un grand moment de littérature par le Cham

"En écrivant, je rêve à ces présences que je découvre en moi, mon esprit est instable, fuyant, liquide, vagabond-sans-maître, je sursaute au débouché de mes absences, j'ai du mal à demeurer longtemps dans les méandres d'un paragraphe, rêveur terrible, chimérique affamé, contemplatif fatal au bord des phrases en suspens, les idées et les mots me déportent facile dans le brasillement de ces pluies que j'adore, dans les couleurs mourantes des bougainvillées, dans l'entrelacs de ces plantes-amies que j'arrose chaque jour, ou dans le vol géométrique des colibris. Petites merveilles. Vies minuscules extrêmes. Césaire s'étonnait que des corps aussi frêles puissent supporter sans exploser le pas de charge d'un coeur qui bat. Et c'est dans l'étonnant vrai. Le vol d'un colibri est un chahut d'immobilisations-éclairs. Ils dessinent dans leurs jeux (ou dans leurs luttes : comment savoir?) des géométries fulgurantes. Peu de courbes : des déplacements roides et des immobilisations en points d'exclamation qui ouvrent là-même à d'autres voltes rectilignes. Ils sont à moitié invisibles, en alerte définitive, vigilants et abandonnés à la maîtrise explosive de leurs ailes, d'une audace préoccupée et altière, l'intensité de leur vivre ressemble à la flambée d'un absolu. J'écris en leur présence, aussi près d'eux que cela m'est possible. Et mon esprit, qui ne peut les rejoindre, tente de les enrober dans ses brumes."

Patrick CHAMOISEAU, Ecrire en pays dominé.

08 juin 2007

La montagne

Bon, allez, pour vous remettre de vos émotions, deuxième post pour aujourd'hui. Ils avaient annoncé à la météo un temps mi-coco mi-zabrico, mais vu au contraire la superbe journée que nous avons, je suis allé prendre des photos au-dessus de chez moi, en prenant la route sur laquelle je vais courir d'habitude. J'y suis allé car j'avais vu que la Soufrière était dégagée...
Sur cette première photo, on peut voir le massif, avec la Soufrière (la montagne carrée au centre), l'Echelle (autre volcan, sur la gauche) et la Citerne (un autre volcan, avec un lac dans son cratère, on peut y voir une antenne).

Les mêmes volcans, zoomés.
Sur la gauche (donc, le sud), on peut voir un autre volcan impressionnant, la Madeleine (sur la photo, le large cratère tout au fond). C'est le volcan le plus au sud de la chaîne.
Pour finir, et pour se faire plaisir, on se tourne vers l'est, pour profiter de la superbe vue sur l'Atlantique et Marie-Galante. On s'en lasse pas... Surtout avec ce temps.

Une nouvelle bébête

Attention, âmes sensibles s'abstenir... J'avais déjà mis un post avec quelques bébêtes, en promettant d'en mettre d'autres. Mais je suis un peu resté sur ma faim... C'est vrai que c'est pas l'Amazonie non plus ici. Cependant, la semaine dernière, j'ai vu sur mon volet une sauterelle qui devait bien faire 12 cm de long, avec des antennes immenses. Voici.

03 juin 2007

Week-end de loser à Terre-de-Bas

Ce week-end, nous sommes allés (avec T., son pote J. et sa copine C. de passage en Guadeloupe) à Terre-de-Bas, l'autre île des Saintes. Nous nous étions dit : "on va là-bas pour passer un week-end de loser". Et comme d'habitude avec ce genre de programme, nous avons tenu parole.
Nous avons donc pris le bateau de Trois-Rivières vers 9h30, direction Terre-de-Bas. Voyage légèrement mouvementé, mais nous sommes arrivés au bout de 20mn. Le débarcadère, très petit, se situe dans l'Anse des Mûriers. Puis, nous avons marché un petit quart d'heure pour aller dans notre "gîte", les Maracudjs. Pour 17,50 euros la nuit, nous étions logés dans des petites cases, avec des lits seulement, les douches étant à l'extérieur, communes pour tout le monde (bon, il n'y avait qu'une personne à part nous, et seulement 5-6 logements). Roots, mais cool.
Ci-dessous, la case de l'extérieur.
Sur cette photo, la maison du propriétaire, qui fait aussi bar. La maison était assez mignonne. Bien ventilée, en tout cas! Le propriétaire était quant à lui très sympa.
Ici, le jardin, avec au fond la case (enfin, c'était une sorte de tipi) de J. et sa copine C. Notez le hamac, instrument indispensable pour tout week-end de loser.
Ensuite, une photo de l'ensemble des gîtes, prise sur le terrain de foot situé au-dessus. C'est plutôt sec...pas de forêt tropicale, mais des cactus, pas de grenouilles, mais des cabris. Notez le calebassier sur la gauche.
Ensuite, programme chargé : nous sommes allés acheter à manger et sommes partis directement sur la seule plage de l'île (la plage de Grande Anse, à un petit quart d'heure du gîte), puis avons passé la journée sur la plage où, sans mentir, nous avons respecté le mot d'ordre : loose totale. C'est simple : nous n'avons absolument rien fait. Nous avons mis un drap sur le sable, et sommes restés là, sous un raisinier-bord-de-mer, à aller nous baigner, à regarder les méduses bleues échouées, à parler de tout et surtout de rien. J'avais pris un livre, je n'ai même pas lu une page ce jour-là. La loose, je vous l'avais dit. La plage est très jolie, et déserte. En voici la confirmation.
Un peu de sable dans la tronche à cause du vent. Un week-end de loser, ça comporte aussi quelques risques...
Derrière moi, Terre-de-Haut.
Le dimanche, même programme de loser. Mots croisés pris dans France-Antilles le matin (donc, pas un niveau super dur). Puis, à midi, resto au bord de la plage (la même, puisqu'il n'y en a qu'une seule...). "Chez Eugénette", un resto familiale très réputé. Nous avions réservé pour le repas : il faut réserver le dimanche pour pouvoir manger le fameux poisson-coffre. Lequel n'a pas fait un pli, une fois que je lui eus enlevé son armure d'écailles. C'est absolument délicieux, proche du poulet.

Puis, plage dans l'après-midi pour moi. T. est rentré juste après le repas pour aller surfer à Bananier (il y avait la houle du siècle, paraît-il), et J. et C. sont allés directement sur Terre-de-Haut où ils ont dormi dimanche soir et passé la journée de lundi. Moi, plage puis bateau à 17h. Tranquille, quoi.

En un mot : un week-end reposant. C'était le minimum avec un programme pareil.

18 mai 2007

Antigua

Hier, je suis allé passer la journée sur l'île d'Antigua. J'avais lu dans France-Antilles il y a plusieurs semaines, que l'association Kalina de Trois-Rivières, ainsi que l'office du tourisme de la même ville, organisaient un voyage pour le 17 mai. Départ en bateau de Deshaies à 7h, visite de l'île, repas, shopping, et départ pour le retour à 17h30. 150 euros le tout. Antigua n'est pas la première île des Petites Antilles que je serais allé visiter. Mais, ayant vu que le billet d'avion était à 300 euros pour 15mn de vol, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais.
Antigua et Barbuda sont deux îles (ex colonies britanniques) formant un Etat indépendant. Antigua est la première île au nord-est de la Guadeloupe (par beau temps, on peut même la voir si on est tout au nord de la Guadeloupe). En haut, le drapeau de ce pays, dont la capitale est Saint-John's. Il y a 80 000 habitants, et l'île d'Antigua fait environ 280 km2 (par comparaison, la guadeloupe fait 1780 km2...). C'est donc pas très grand...
Un bus est venu me prendre à Capesterre, et nous sommes allés à Deshaies. De là, le bateau pour Saint-John's. La traversée fut un peu difficile...C'était un gros bateau, mais ça bougeait beaucoup...deux heures de traversée à rester accrocher à mon siège...dur dur! Pour ceux qui connaissent (ils se reconnaîtront), c'était comme pour Marie-Galante, mais avec 45mn de plus... La prochaine fois, je prendrai des comprimés, c'est plus sûr.
Arrivés sur Antigua, nous avons dû attendre longtemps (passage de douane). Puis nous sommes sortis sur le débarcadère, d'où j'ai pris les deux photos suivantes, la deuxième montrant le bateau.


Pour commencer, nous étions libres de faire un tour dans la capitale, Saint-John's. Il faut savoir que l'île ne vit que du tourisme (je n'ai vu aucun champ, aucune industrie...). Ca a ses avantages : c'est très très propre (propret, même, si vous me permettez la nuance). Inconvénient : certains coins sont très artificiels. Notamment les rues autour du débarcadère, clairement faites pour que les touristes ne se fatiguent pas trop en sortant de leur bateau de croisière : dans la rue du débarcadère, il y a le casino et plein de boutiques de luxe (diamants, bijoux, Longchamp, Prada, alcools...) hors-taxes! Pas très authentique tout ça. Tous les vendeurs prennent d'ailleurs les dollars US, plutôt que la monnaie locale, le dollar est-caribéen. J'y ai acheté un t-shirt, c'est tout. Mais tous les autres Guadeloupéens qui étaient dans le bateau (nous étions très nombreux) étaient clairement venus pour le shopping... A part ça, des boutiques à touristes, avec les mêmes t-shirt "no problem" ou "rasta" que chez nous. Avec écrit dessus "Antigua", à la place de "Guadeloupe" (quand même...). J'ai pu rapidement jeter un oeil dans les rues plus éloignées, et elles se sont avérées plus authentiques. Mais rien à voir avec le cachet des rues de Basse-Terre.

Suite à cette séance shopping, nous sommes montés dans de petits bus pour aller faire le tour de l'île. En gros, nous avons vu les choses les plus intéressantes à voir. Tout d'abord, rapide tour dans Saint-John's, pour admirer les petites maisons très coquettes (jolies couleurs pastels, toutes en bois sur pilotis), le stade de cricket et les innombrables églises (sans mentir, à peu près une tous les 100m). Puis, nous sommes allés à "Shirley Heights", un point de vue sur les hauteurs. Il me faut ici préciser que Antigua culmine à 400m de hauteur (Guadeloupe : 1467m), c'est donc assez plat. Et aussi très sec : l'herbe est jaune, il n'y a pas de végétation sauf des cactus, des plantes grasses, des agaves, des bougainvilliers et des lauriers. Là aussi, la Guadeloupe (notamment la Basse-Terre) avec sa végétation luxuriante, est beaucoup plus jolie. Cela dit, de ce point de vue, nous pouvions admirer la splendide baie de "English harbour", un des deux endroits les plus connus de l'île. Voici deux photos.

Normalement, nous a dit le guide haïtien qui ne parlait qu'un mélange d'anglais et de créole, et qui était de ce fait parfaitement compréhensible (phrase à prendre au premier degré! je comprenais tout!), on peut voir la Guadeloupe et Montserrat de ce point de vue. Mais le temps très brumeux en ce moment aux Antilles (ce qu'ils appellent à la météo la "brume de sable", venant tout droit du...Sahara!) ne nous en a pas donné l'occasion.

Par la suite, nous sommes allés visiter le deuxième endroit le plus connu de l'île : "Nelson's dockyard". Il s'agit en fait d'anciens entrepots et postes de défense commandés par l'Amiral Nelson, restaurés et transformés en commerces (il y a aussi un petit musée historique, intéressant). Voici des photos de cet endroit que j'ai bien aimé, en ayant en mémoire que l'Amiral Nelson y était, et se défendait contre les corsaires français...ah, l'histoire des Caraïbes...


Enfin, nous sommes allés manger dans un resaurant au bord d'une plage (près de Saint-John's) dont je ne sais pas le nom. La nourriture était ok, mais la musique très très forte. Comme en plus, j'avais la tête comme un ballon (tournis du bateau, chaleur), ce n'était pas agréable...sentir les vibrations des basses à l'intérieur de son corps tout en mangeant ne facilite pas la digestion... Cela dit, voici une photo de la jolie plage. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de me baigner, car nous étions un peu à la bourre.
Pour finir, retour à Saint-John's, pour encore du shopping (!). Je suis allé boire un coca à un bar... Puis, à 17h30, embarquement, et retour tout aussi épique que l'aller... Arrivée à deshaies, et, surprise, contrôle des douanes, tous les sacs fouillés! Puis, bus jusqu'à capesterre, et voiture jusqu'à chez moi. J'étais parti le matin à 5h15, je suis rentré à 22h! Crevant, mais l'île valait le coup d'oeil. Il n'y a pas grand chose à faire (à part ce qu'on a fait!), mais ça peut être intéressant d'y passer quelques jours de farniente pour les belles plages et le calme. En tout cas, je suis très content d'avoir visité une autre île de la Caraïbe (je me suis fixé comme objectif de toutes les visiter un jour...). Quant au voyage, impression mitigé. Le programme était bien, mais il y avait beaucoup de temps morts, d'attente etc... à cause du monde.

Deux conclusions s'imposent d'elles-mêmes :
*Aux Antilles, la pluie peut être désagréable, mais en tout cas, ça donne une nature beaucoup plus belle! Je préfère ma végétation luxuriante à l'aridité d'Antigua.
*Il vaut mieux toujours prendre un comprimé contre le mal de mer. Même si on pense ne pas y être sujet...