18 novembre 2007

Kilti an nou, sé fos a péyi-la !

Vendredi dernier, à 20h, le Cham (oui, oui, LE Patrick Chamoiseau, à la fois chat, chameau et oiseau...) était en Guadeloupe! Mon écrivain préféré, celui qui a écrit Texaco, il ne fallait pas manquer ça... J'avais entendu l'info dans le journal télévisé de jeudi soir, d'une oreille distraite alors que je prenais ma douche (oui, je sais, je ne devrais pas laisser la télé allumée alors que je ne suis pas devant, mais bon, j'écoute...), puis dans le France-Antilles de vendredi. 20h, centre Rémy Nainsouta, Pointe-à-Pitre...j'y serais! Et j'y suis allé... La salle est assez joli, tout en bois, peinte en blanc et bleu. L'intérieur ressemble à une église des Antilles, avec ses fenêtres en ogive et son haut plafond arqué. Voici une photo de l'extérieur de la salle (pas de moi, hélas...).
Ce bâtiment du XIXème siècle fut un hôpital jadis... C'est maintenant une salle qui sert à ce genre de rencontre/conférence.
Il y avait en tout près de 100 personnes. La conférence se passait comme suit : Chamoiseau était interrogé sur son dernier livre par deux charmantes demoiselles, l'une étant professeure à l'UAG (Université des Antilles-Guyane), et l'autre doctorante dans la même université. Elles avaient lu son livre, contrairement à la plupart des personnes présentes. Pour ponctuer cette conversation, un lecteur lisait des passages choisis du livre. A la fin, les gens pouvaient poser des questions. J'en avais une, mais le temps nous était compté, et il a fallu interrompre les débats avant 22h. Dommage, ma question était intéressante (je voulais savoir de quelle manière il situait l'identité et l'individualité par rapport à l'universel, et comment il se positionnait sur ce sujet par rapport à Amin Maalouf...enfin bref).
Le Cham est donc un auteur tout à fait charmant, souriant, jovial, intéressant et, ma foi, fort sympathique en plus d'être un génie. Voici une photo de lui qui date d'il y a cinq ans (précision utile, non pas pour dire "il a vieilli depuis", mais "il a minci depuis"!). La photo n'est pas terrible...
Le livre, maintenant (enfin!). Il s'agit d'Un Dimanche au cachot, que j'ai acheté vendredi matin après avoir entendu la nouvelle. Je ne l'ai pas encore lu, donc...mais ça a l'air passionnant... Voici une photo de mon livre, ce poseur...

Les sujets abordés par Chamoiseau lors de cette rencontre, en vrac et pour faire vite : comment écrire avec une narration en "je" de nos jours, comment définir l'identité, comment ne pas voir le crime de l'esclavage ni comme une culpabilisation de l'autre, ni comme un renfermement sur soi, mais comme une expérience à s'approprier etc...

Lors de cette soirée, il nous a été dit que le lendemain entre 10h et 13h, Patrick serait à la librairie générale de Pointe-à-Pitre (en plein centre ville) pour dédicacer l'ouvrage. Malgré quelques réticences au départ (pas tellement pour avoir la signature, mais plutôt parce que PAP, le samedi matin, jour principal de marché, pour se garer...), j'y suis allé, ai trouvé une bonne place non payante en mois de 20mn, et ai fait dédicacer mon exemplaire (pas trop d'attente là non plus)! Je suis vraiment un fan de... Et j'ai même pu un peu parler avec Chamoiseau!

20 octobre 2007

Aswè, syèl la bèl !

Aujourd'hui, il a fait un temps pas terrible, mais ça a eu l'air de se dégager ce soir. Le soleil couchant a donc donné de superbes reflets aux nuages. Les photos ne sont pas excellentes car je n'a pas pu effectuer tous les réglages voulus, par peur de manquer l'instant furtif...




17 octobre 2007

La Porte d'Enfer

Voici juste quelques photos, pour le plaisir des yeux. J'en suis assez fier... Je n'étais encore jamais allé à cet autre bout du monde de la Guadeloupe (eh oui, le monde est petit...), après la Pointe des Châteaux. J'y suis allé un dimanche en début de mois, mais le temps était vraiment pourri (alors qu'il a fait soleil toute la journée sur la côte-au-vent, c'est le monde à l'envers!). J'ai donc remis ça le samedi d'après, et le temps était au rendez-vous, pour de superbes vues, et des photos itou. Enjoy.


Sinon, rien à voir, une photo du cacaoyer de chez moi (juste en dessous de ma fenêtre). C'est marrant, il a quatre cabosses de couleur différente...

01 septembre 2007

Le jardin d'eau de Blonzac


Ce matin, je suis allé visiter un jardin qui ne se trouve pas très loin de chez moi, le "jardin d'eau", dans le quartier de Blonzac, sur la commune de Goyave, à 20 mn de voiture. Le jardin n'est pas aussi beau que le parc de Deshaies par exemple, mais le principe n'est pas le même. Ici, tout est fait pour la sérénité... Ce jardin s'étend le long de la rivière de la rose, et présente un certain nombre d'espèces végétales remarquables, ainsi que plusieurs lieux à la beauté saisissante. Tout d'abord, voici quelques photos de diverses plantes.







Ci-dessous, les fameuses "oreilles d'éléphant", dont je ne connais pas le nom scientifique. Celle-ci a particulièrement attiré mon attention du fait de sa taille et de sa jolie couleur.
Et enfin, un gros-plan dont, je dois le dire, je suis assez fier. Il me semble qu'il s'agit d'une fleur se rapprochant des "oiseaux de paradis"...

Outre cet arboretum, le jardin est aussi réputé pour sa rivière, la rose. On peut d'ailleurs s'y baigner (je n'avais hélas pas mon maillot...). En voici quelques photos.

Au bord de cette rivière, se trouve la fameuse "roche qui pleure", un rocher sur lequel coule de l'eau. Après récitation d'un poème sur la protection de la nature, on peut y faire un voeu, qui sera exaucé...
Plus loin, après la rivière, le plus bel endroit du jardin : un petit lac avec en son centre la maison de "manman dlo", célèbre personnage des contes fantastiques créoles. L'endroit est de toute beauté, et inspire calme et tranquilité...malgré les cris répétés d'une poule d'eau.La case de manman dlo :

La poule d'eau !

Pour finir, une photo prise du "point de vue", sur laquelle on peut voir l'Atlantique et, au premier plan, les bassins d'élevage des écrevisses (à déguster le dimanche midi dans le resto du jardin).Comme tous les jardins, la balade doit être encore plus belle lorsqu'il pleut.

26 août 2007

Hommage insectoïde à Bob














Voici la photo de ce qu'on appelle ici une chenille rasta (ça doit pas être le nom scientifique...), à cause de ses poils. Je l'ai prise en juin, sur ma moustiquaire. Donc, à l'heure qu'il est, elle doit déjà être au paradis des rastafaraï...

09 juillet 2007

Un grand moment de littérature par le Cham

"En écrivant, je rêve à ces présences que je découvre en moi, mon esprit est instable, fuyant, liquide, vagabond-sans-maître, je sursaute au débouché de mes absences, j'ai du mal à demeurer longtemps dans les méandres d'un paragraphe, rêveur terrible, chimérique affamé, contemplatif fatal au bord des phrases en suspens, les idées et les mots me déportent facile dans le brasillement de ces pluies que j'adore, dans les couleurs mourantes des bougainvillées, dans l'entrelacs de ces plantes-amies que j'arrose chaque jour, ou dans le vol géométrique des colibris. Petites merveilles. Vies minuscules extrêmes. Césaire s'étonnait que des corps aussi frêles puissent supporter sans exploser le pas de charge d'un coeur qui bat. Et c'est dans l'étonnant vrai. Le vol d'un colibri est un chahut d'immobilisations-éclairs. Ils dessinent dans leurs jeux (ou dans leurs luttes : comment savoir?) des géométries fulgurantes. Peu de courbes : des déplacements roides et des immobilisations en points d'exclamation qui ouvrent là-même à d'autres voltes rectilignes. Ils sont à moitié invisibles, en alerte définitive, vigilants et abandonnés à la maîtrise explosive de leurs ailes, d'une audace préoccupée et altière, l'intensité de leur vivre ressemble à la flambée d'un absolu. J'écris en leur présence, aussi près d'eux que cela m'est possible. Et mon esprit, qui ne peut les rejoindre, tente de les enrober dans ses brumes."

Patrick CHAMOISEAU, Ecrire en pays dominé.

08 juin 2007

La montagne

Bon, allez, pour vous remettre de vos émotions, deuxième post pour aujourd'hui. Ils avaient annoncé à la météo un temps mi-coco mi-zabrico, mais vu au contraire la superbe journée que nous avons, je suis allé prendre des photos au-dessus de chez moi, en prenant la route sur laquelle je vais courir d'habitude. J'y suis allé car j'avais vu que la Soufrière était dégagée...
Sur cette première photo, on peut voir le massif, avec la Soufrière (la montagne carrée au centre), l'Echelle (autre volcan, sur la gauche) et la Citerne (un autre volcan, avec un lac dans son cratère, on peut y voir une antenne).

Les mêmes volcans, zoomés.
Sur la gauche (donc, le sud), on peut voir un autre volcan impressionnant, la Madeleine (sur la photo, le large cratère tout au fond). C'est le volcan le plus au sud de la chaîne.
Pour finir, et pour se faire plaisir, on se tourne vers l'est, pour profiter de la superbe vue sur l'Atlantique et Marie-Galante. On s'en lasse pas... Surtout avec ce temps.

Une nouvelle bébête

Attention, âmes sensibles s'abstenir... J'avais déjà mis un post avec quelques bébêtes, en promettant d'en mettre d'autres. Mais je suis un peu resté sur ma faim... C'est vrai que c'est pas l'Amazonie non plus ici. Cependant, la semaine dernière, j'ai vu sur mon volet une sauterelle qui devait bien faire 12 cm de long, avec des antennes immenses. Voici.

03 juin 2007

Week-end de loser à Terre-de-Bas

Ce week-end, nous sommes allés (avec T., son pote J. et sa copine C. de passage en Guadeloupe) à Terre-de-Bas, l'autre île des Saintes. Nous nous étions dit : "on va là-bas pour passer un week-end de loser". Et comme d'habitude avec ce genre de programme, nous avons tenu parole.
Nous avons donc pris le bateau de Trois-Rivières vers 9h30, direction Terre-de-Bas. Voyage légèrement mouvementé, mais nous sommes arrivés au bout de 20mn. Le débarcadère, très petit, se situe dans l'Anse des Mûriers. Puis, nous avons marché un petit quart d'heure pour aller dans notre "gîte", les Maracudjs. Pour 17,50 euros la nuit, nous étions logés dans des petites cases, avec des lits seulement, les douches étant à l'extérieur, communes pour tout le monde (bon, il n'y avait qu'une personne à part nous, et seulement 5-6 logements). Roots, mais cool.
Ci-dessous, la case de l'extérieur.
Sur cette photo, la maison du propriétaire, qui fait aussi bar. La maison était assez mignonne. Bien ventilée, en tout cas! Le propriétaire était quant à lui très sympa.
Ici, le jardin, avec au fond la case (enfin, c'était une sorte de tipi) de J. et sa copine C. Notez le hamac, instrument indispensable pour tout week-end de loser.
Ensuite, une photo de l'ensemble des gîtes, prise sur le terrain de foot situé au-dessus. C'est plutôt sec...pas de forêt tropicale, mais des cactus, pas de grenouilles, mais des cabris. Notez le calebassier sur la gauche.
Ensuite, programme chargé : nous sommes allés acheter à manger et sommes partis directement sur la seule plage de l'île (la plage de Grande Anse, à un petit quart d'heure du gîte), puis avons passé la journée sur la plage où, sans mentir, nous avons respecté le mot d'ordre : loose totale. C'est simple : nous n'avons absolument rien fait. Nous avons mis un drap sur le sable, et sommes restés là, sous un raisinier-bord-de-mer, à aller nous baigner, à regarder les méduses bleues échouées, à parler de tout et surtout de rien. J'avais pris un livre, je n'ai même pas lu une page ce jour-là. La loose, je vous l'avais dit. La plage est très jolie, et déserte. En voici la confirmation.
Un peu de sable dans la tronche à cause du vent. Un week-end de loser, ça comporte aussi quelques risques...
Derrière moi, Terre-de-Haut.
Le dimanche, même programme de loser. Mots croisés pris dans France-Antilles le matin (donc, pas un niveau super dur). Puis, à midi, resto au bord de la plage (la même, puisqu'il n'y en a qu'une seule...). "Chez Eugénette", un resto familiale très réputé. Nous avions réservé pour le repas : il faut réserver le dimanche pour pouvoir manger le fameux poisson-coffre. Lequel n'a pas fait un pli, une fois que je lui eus enlevé son armure d'écailles. C'est absolument délicieux, proche du poulet.

Puis, plage dans l'après-midi pour moi. T. est rentré juste après le repas pour aller surfer à Bananier (il y avait la houle du siècle, paraît-il), et J. et C. sont allés directement sur Terre-de-Haut où ils ont dormi dimanche soir et passé la journée de lundi. Moi, plage puis bateau à 17h. Tranquille, quoi.

En un mot : un week-end reposant. C'était le minimum avec un programme pareil.