25 août 2011

Kap Natirèl et la protection des tortues marines

Un malheureux événement m'a amené à mieux connaître cette association ce matin. Je me trouvais en effet sur la plage de Grand' Anse à Trois-Rivières, lorsque j'ai vu quatre membres de cette association se diriger vers la partie nord de la plage. Je les avais déjà vus début juillet animer des ateliers de découverte et de sensibilisation auprès d'enfants inscrits dans des centres aérés. Ce matin, c'est pour tout autre chose qu'ils intervenaient. Les deux jeunes femmes et les deux jeunes hommes étaient allés constater le décès d'une tortue imbriquée sur la plage. Il faut savoir que la plage de Grand' Anse est un site privilégié de ponte des tortues marines, et apparemment ce sont les chiens (errants ou pas) qui les tuent parfois lorsqu'elles pondent et sont donc dans l'impossibilité de se défendre. Ils ont donc pris des photos et ont transporté la pauvre tortue à l'entrée de la plage après avoir fait appel à un équarrisseur.

J'en ai profité pour aller un peu interroger les bénévoles, me renseigner. Ils disposent d'un local depuis début mars, gracieusement prêté par la commune (bravo !), sur la plage, en face des douches. L'association est constituée d'un salarié et d'une dizaine de bénévoles. Ils n'ont pas encore de site internet, mais font partie du "réseau tortues marines de Guadeloupe".

Souhaitons-leur de poursuivre leur action (les tortues marines sont intégralement protégées depuis 1991 en Guadeloupe), et de toujours trouver une écoute positive de la part des politiques !

24 août 2011

Le Helleux, toujours inondé

Le Helleux est un quartier de Sainte-Anne situé à la sortie du bourg, en allant vers Saint-François. Je suis déjà allé là-bas plusieurs fois (il y a un très bon spot de surf !), et ai déjà expérimenté la route inondée qui y conduit (une autre route praticable se trouve plus loin cela dit). La première fois que j'y suis allé, je pensais que c'était exceptionnel. Les fois suivantes, je me suis rendu compte que c'était assez habituel. Ce que je ne savais pas encore, c'est qu'en fait, c'est quasi-permanent ! France Antilles a déjà publié un article à ce propos il y a quelques mois. En voici un autre dans le journal d'aujourd'hui.

Ce genre de problème non résolu est absolument hallucinant au XXIè siècle, car il ne s'agit pas d'une question de panneau tombé ou de peinture effacée, mais bien d'insalubrité et de risque pour la santé publique des riverains. Quand on sait que l'un des fleurons de l'hôtellerie de la Guadeloupe se trouve aussi sur ce chemin, on se rend compte que l'incurie des élus est encore plus forte que les pressions de professionnels...

Pour les habitants de cette rue du moulin, c'est vraiment un comble d'être des Don Quichotte !

22 août 2011

Cyclone Irène

Cette année, c'est Irène qui composait le comité d'accueil. Irène ? Eh bien oui, on en est déjà à neuf phénomènes baptisés, contre trois à pareille date l'an dernier ! Espérons que le reste de la saison cyclonique se passera sans encombre, mais avec de bonnes houles cycloniques surfables !

Irène est passée sur le nord de l'arc antillais, la Guadeloupe n'a pas trop été touchée (journée bien maussade hier cela dit).



12 juillet 2011

Votre médecin est quelqu'un de bien

Récemment, je suis allé chez un médecin (rien de grave, rassurez-vous !) à Basse-Terre chez lequel je n'étais jamais allé. Première chose étrange, malgré mon rendez-vous, il y avait 6 personnes (ayant pris rendez-vous aussi !) avant moi. Bon, ça, ça peut encore aller. Je suis resté quelques minutes dans la salle d'attente, pourvue de nombreux panonceaux écrits par le médecin. L'un énumérait toutes ses spécialités : médecine générale, médecine du sport, acupuncture, suivi des grossesses, aide pour faire maigrir, pour soulager tout un tas de douleurs etc... bref, cela faisait pas mal de choses ! Un peu plus loin, un panneau disait : "kouyoné doctè, maladi pa guéri". Facile à traduire. Le message m'a paru un peu bizarre tout de même.... Un dernier panneau a réussi à me faire partir sans passer par la case consultation. Le contenu que je délivre n'est pas exact au mot près, mais le sens était bien celui-ci.

"Votre médecin n'est ni Maghrébin, ni Africain, ni Haïtien et n'est membre d'aucun courant religieux prosélyte. Il est Guadeloupéen et a fait ses études en France Métropolitaine. Ancien champion de boxe, il a suivi les cours dans des universités en Métropole. [...] Il ne fait aucune distinction de race ou de religion lors de ses consultations".

Bon, la fin est plutôt positive, mais le début ne m'a pas donné envie de connaître le personnage plus que cela.

10 juillet 2011

Téléphérique pour la Soufrière : le scandale se confirme !

Bon, rien n'est encore réalisé, ils en sont encore à mener des études de faisabilité et d'impact environnemental. Nonobstant, une vidéo est disponible pour essayer de faire passer cette amère pilule...



Si ce n'est pas encore fait, allez signer la pétition contre ce projet absolument scandaleux.

11 juin 2011

96 degrees in the shade

Real hot, in the shade !

Bon, il ne fait pas tout à fait 96°, puisque 96°F équivalent à 35°C. Mais il fait bien 33-34 depuis une ou deux semaines, et l'eau est à 30. Bref, on a bien chaud !

A écouter, ce morceau du groupe Third World, live from the Blue Mountains, que j'avais vu il y a pas mal de temps déjà lors de la diffusion du documentaire "Made in Jamaica".

09 juin 2011

Pan American Surfing Games

En novembre prochain, se tiendront les Xème Pan American Surfing Games, une compétition continentale de surf. Et c'est la Guadeloupe et le spot de la Chapelle à Anse-Bertrand qui ont été choisis ! On attend pas moins de 400 compétiteurs et entre 10 000 et 15 000 visiteurs de tout le continent. Bon, il n'y aura pas Kelly Slater non plus, mais un bon gros niveau continental quand même (avec le contingent US et brésilien). J'espère pouvoir aller y jeter un œil... L'affiche à côté n'est pas la plus récente, mais je n'arrive pas à la trouver.

05 juin 2011

Le tri sélectif à Trois-Rivières !

Non, vous ne rêvez pas ! La municipalité s'est enfin décidée à franchir le pas de la modernité, et des bornes de tri sélectif ont été installées à plusieurs endroits de la commune : dans le bourg près du collège (la plus proche de chez nous), sur le parking de la plage de Grand'Anse, dans la section Schoelcher, dans la section Louisville (entre les deux stations-services) et à Bord de Mer. Il s'agit de deux bornes, une pour le verre, et une pour le reste (emballages, papiers, journaux, bouteilles en plastique...). J'y suis allé cet après-midi (enfin, en début de soirée, vu qu'il fait 33° en ce moment). Cette initiative tardive mais ô combien indispensable me permettra d'éviter d'aller jusqu'à Goyave pour trouver les bornes les plus proches, chose que je faisais depuis deux ans. Et puis, nous sommes en 2011, que diable !

Allez, un petit effort, il reste encore quelques communes à pourvoir... Et puis il faut aussi faire de l'éducatif auprès des gens qui, pour certains, brûlent leurs déchets (déchets verts, mais aussi plastiques, cannettes en aluminium...) !

03 juin 2011

Un téléphérique pour la Soufrière

Oui, oui, vous avez bien lu. Il s'agit d'un projet qui a déjà quelques années, et qui serait absolument scandaleux (à mon avis). Il partirait de l'aire de pique-nique de Beau-soleil (sur les hauteurs de Saint-Claude).

Outre le fait qu'il gâcherait complètement le paysage et le plaisir de l'ascension, il y aurait aussi des problèmes de sécurité. Cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus et signer la pétition si vous le voulez.

Le lien !!

14 mai 2011

La fête au Bouc

Je viens de finir ce livre de Mario Vargas Llosa (le célèbre écrivain péruvien, Prix Nobel de littérature en 2010). Cela faisait un moment que je voulais le lire (depuis mon séjour en République Dominicaine en octobre 2008, en fait).

Il s'agit d'une fiction historique à propos de la dictature de Trujillo en République Dominicaine entre 1930 et 1961. Autant le dire tout de suite, il s'agit d'un véritable chef-d’œuvre. La structure y fait pour beaucoup. L'auteur alterne en effet trois points de vue : cela commence par un chapitre sur Urania, avocate dominicaine vivant à New York depuis une trentaine d'années et ayant fui son pays pour faire des études peu avant l'assassinat du dictateur. Elle revient à Santo-Domingo pour essayer de trouver des réponses aux questions qu'elle se pose auprès de son père, ancien officiel du régime. Puis, vient un chapitre sur Trujillo lui-même, mettant le lecteur au cœur de sa politique de folie et de paranoïa. Enfin, un troisième chapitre nous expose la situation des quatre conjurés qui ont assassiné ce dernier au moment où ils s'apprêtent à passer à l'acte. Les trois points de vue se répètent donc ainsi dans le même ordre tout au long du livre. Le dernier tiers déroge à cette règle, après l'assassinat de Trujillo. Les points de vue sont ainsi beaucoup plus nombreux (les conjurés isolés, certains officiels du gouvernement...). A noter, certains passages particulièrement durs dans ce dernier tiers.

Une autre particularité intéressante est l'entremêlement des narrations, parfois dans un même paragraphe, demandant un petit effort du lecteur sans que cela ne le gêne le moins du monde cependant. Le fait que le narrateur s'adresse aussi directement à ses personnages en les tutoyant contribue à cette originalité.

Mario Vargas Llosa s'est apparemment beaucoup documenté pour tenter de reconstituer ces événements avec le plus de véracité possible (cela reste une fiction cela dit), et nous en apprend énormément.

Fortement conseillé, donc.

29 avril 2011

Histoire de drapeaux en Guadeloupe

Pour ceux qui sont un peu attentifs, j'ai fidjeet comme localisateur de visites en widget en bas à gauche de mon blog. Le drapeau du pays où se situe le visiteur s'affiche donc, ainsi que sa ville (parfois approximativement me semble-t-il...). Cela fait maintenant plusieurs années que j'ai cet outil sur mon blog, et depuis le début le drapeau sélectionné pour la Guadeloupe ne laissait pas de me scandaliser. En effet, officiellement, la Guadeloupe est un département français, et en tant que tel, le drapeau officiel est le drapeau tricolore (c'est le cas lorsque la sélection régionale joue contre des équipes nationales). Cela dit, la Guadeloupe dispose d'un drapeau non officiel, sorte de blason régional (mais qui n'a rien à voir avec le drapeau du Conseil Régional !). Je l'avais déjà affiché dans un des tout premiers posts, mais pour les fainéants, le voici :

"De gueules aux cannes à sucre feuillées de sinople, au soleil rayonnant d'or brochant sur le tout ; au chef d'azur semé de trois fleurs de lys d'or".

Comme dirait le célèbre poète HAIRAL Dick.

Or, le site fidjeet utilisait jusqu'à présent le drapeau (non officiel également) de l'UPLG (mouvement indépendantiste guadeloupéen moribond, qui a eu son heure de gloire dans les années 70-80 -le cyclone Hugo ayant marqué son déclin et sa perte de crédibilité- avec quelques actions musclées). Voici ce drapeau, aux couleurs ma foi très communistes :

C'est donc avec joie que j'ai vu aujourd'hui que fidjeet avait enfin adopté le premier drapeau, qui n'est pas politiquement orienté comme ce dernier, et qui a le mérite d'être beaucoup plus joli et rassembleur. Il faut dire que je leur avais envoyé plusieurs e-mails leur expliquant la différence entre les drapeaux. Pour la Martinique, le site utilisait déjà le drapeau historique non officiel (bleu avec une croix blanche au centre, et un serpent trigonocéphale blanc dans chaque quart) plutôt que le drapeau du parti indépendantiste.

NB : Voici le drapeau du Conseil Régional de Guadeloupe :

28 avril 2011

Nouveau site du Poyo Surf Club

Lorsque j'avais parlé de mon club de surf précédemment, j'avais donné comme lien celui de l'ancien site internet, plus très actualisé. Voici le lien du nouveau site (enfin, quand je dis nouveau, ça date pas d'hier non plus...). Apparemment, l'ancien site est toujours disponible en ligne.

Au passage, le gwada-bloggeur apparaît sur une photo de ce nouveau site, à vous de le trouver ! Indice : contrairement à mon habitude, je ne fais pas de geste avec les doigts (ni shaka, ni wes' coas'...).

15 avril 2011

Caribulles 2011

Samedi dernier, nous sommes allés au Fort Delgrès à Basse-Terre pour faire un tour au festival Caribulles. Il y avait déjà eu une édition l'an dernier, après douze années d'interruption. Il s'agit en fait de stands vente de bandes-dessinées, souvent en rapport avec les Antilles, d'auteurs locaux mais pas seulement. Il y avait également, comme pour tout festival BD digne de ce nom, des auteurs en dédicace, dont Pancho (le caricaturiste de France Antilles), Lucien Rollin (dessinateur de la BD Ombres), Bruno Le Floc'h (dessinateur de Chroniques Outremers).

Nous avons acheté deux ouvrages, puis les avons fait dédicacer par les dessinateurs présents : le tome 2 du manga local Les îles du vent (dessiné par l'Alsacienne Elodie Koeger, scénario et références locales par Hector Poullet), et la BD réaliste Lettres d'outremer d'Eric Warnauts, dont je recommande fortement la lecture. Cette BD, datée de 2005, raconte le séjour d'un métro en Guadeloupe après le décès de sa femme.

Les deux dédicaces sont bien sympathiques, et les deux dessinateurs de même !

01 avril 2011

L'Habitation Grand Maison

Il n'y a rien que j'aime autant que visiter les anciennes habitations... Dimanche dernier, en revenant du Musée du Café (voir post précédent), nous nous sommes arrêtés à l'Habitation Grand Maison, située dans la section Petit Carbet à Trois-Rivières. J'en avais vaguement entendu parler une première fois par un collègue qui habite non loin et qui m'avait dit qu'elle était abandonnée et que personne n'y vivait. Par la suite, l'existence de cette habitation m'avait été rappelée par la dame qui nous avait fait la visite de l'Habitation Bois Debout lors des Journées du Patrimoine en septembre 2010. Cette dame est liée à la famille propriétaire de l'Habitation Bois Debout, et avait évoqué son enfance dans l'Habitation Grand Maison, et le fait qu'elle regrettait qu'elle fût maintenant laissée à l'abandon.

Nous nous sommes donc arrêtés et garés à proximité, avons marché le long d'un chemin, et avons pu jeter un œil à la demeure et à la propriété (sans entrer à l'intérieur cela dit, un panneau "port du casque obligatoire" nous en ayant dissuadés...). La maison en elle-même n'est pas très jolie, mais le site est agréable comme vous pouvez le voir sur les photos. Et il était assez émouvant de voir ce lieu porteur d'histoire.

Pardonnez encore une fois le flou de ces photos, malgré les retouches effectuées.

30 mars 2011

Le Musée du Café

Cela fait un moment que nous voulions aller visiter le Musée du Café à la sortie de Vieux-Habitants (section le Bouchu). Il s'agit d'un petit musée situé dans l'usine de production du fameux café Chaulet. L'émission de Thalassa de vendredi dernier (voir post précédent), dans laquelle Georges Pernoud rencontrait Philippe Chaulet, nous a poussés à aller y jeter un œil.

Le musée est un joli bâtiment assez neuf, avec des panneaux très bien faits présentant les différentes étapes de la fabrication du café. A l'entrée, on nous avait donné un petit quizz auquel il fallait répondre durant la visite... j'espère que nous serons tirés au sort, car je sais que nous avons fait tout juste ! A la fin de la visite, une dégustation de ce très bon café local, entièrement récolté à la main (eh oui, les cafés en provenance de gros pays exportateurs sont faits à partir de cerises récoltées par machine... on y trouve donc des cerises mûres, des cerises pas mûres, des feuilles, des insectes... glup !). Pour toutes les photos de ce post (et du prochain, d'ailleurs) pardonnez le léger effet de flou à la ferrero rocher non voulu, mais mon objectif était un peu taché (traces de doigts).

Un panneau devant l'entrée du musée.

L'entrée du musée.

Les plateaux amovibles pour faire sécher les grains de café (on peut les glisser sous la maison en cas de pluie et la nuit).

La petite cour intérieure.

Une galerie bien sympa.

Les machines à emballer !

Pour finir, il y avait une salle avec une vitrine dans laquelle on pouvait voir de vieux moulins à café. En voici un.

26 mars 2011

Thalassa en Guadeloupe

Lors de l'émission d'hier (vendredi 25 mars 2011), l'équipe de Thalassa était en Guadeloupe. Les reportages, eux, n'avaient rien à voir avec notre archipel. Mais entre chacun d'eux, on pouvait voir Georges Pernoud arpenter le sol guadeloupéen et rencontrer divers personnages. A noter : pour la séquence avec Brother Jimmy (sur le port de pêche de Lauricisque, à Lapwent), vous ne me verrez pas mais j'ai assisté à une partie du tournage (par hasard !). J'ai pu serrer la pince de Georges Pernoud, et checker le poing de Brother Jimmy.

Ici, la vidéo. Malheureusement, elle ne semble pas fonctionner. Je voulais indiquer les passages parlant de la Guadeloupe, mais ce sera pour plus tard, j'espère. Attention, dans tous les cas, la vidéo ne sera disponible que jusqu'à vendredi 01er avril.

Ajout du 27 mars 2011 :

La vidéo de l'émission ne marchant toujours pas sur le site de Thalassa, vous pouvez la voir ici. Voici donc les passages à propos de la Guadeloupe :

- à 00:00:00
- à 00:23:08
- à 00:38:40
- à 00:56:20 (avec Brother Jimmy !)
- à 01:10:42
- à 01:43:19

22 mars 2011

Nuage radioactif en Guadeloupe

Suite à la catastrophe nucléaire au Japon, le nuage radioactif est passé au-dessus des Antilles hier lundi 21 mars. Petite illustration de Pancho parue dans France Antilles, histoire d'en rire plutôt que d'en pleurer...

10 mars 2011

L'Année des outre-mer au Jardin d'acclimatation

Lu dernièrement dans un article du Monde : le Jardin d'acclimatation de Boulogne accueillera une des manifestations de l'Année des outre-mer. Or, nous apprend cet article, ce lieu a servi entre 1877 et 1931 de zoo humain, dans lequel les peuplades dites primitives (tribus africaines, amérindiens de Guyane, kanaks de Nouvelle-Calédonie...) étaient parquées derrière des grilles et devaient mimer des scènes de la vie quotidienne pour les badauds en robe à crinoline et chapeau haut-de-forme.

A l'heure des symboles à tout va, de la reconnaissance de la culture des peuples des outre-mer, et surtout de la communication moderne, il me paraît plus que maladroit d'avoir choisi un tel lieu. Là, il y a quelqu'un qui, clairement, n'a pas fait son travail !

14 février 2011

Dans la ville des veuves intrépides

Une amie m'a prêté ce livre que je viens tout juste de terminer. Je ne connaissais absolument pas son auteur, James Cañon, un Colombien installé à Barcelone, ayant fait ses études aux Etats-Unis et écrivant en anglais. Je savais juste (d'après cette amie et la quatrième de couverture) qu'il s'inscrivait dans la lignée de Gabriel Garcia Marquez, dont j'avais déjà lu plusieurs livres.

Et cet opus est en effet un savant mélange entre réalisme cru (comme de nombreux romans espagnols ou sud-américains) et poésie magique. Il s'agit de l'histoire d'un village qui se retrouve vidé de ses hommes du jour au lendemain, suite à l'arrivée de guérilleros qui les recrutent de force pour faire la révolution et prendre le maquis. Après un temps de prostration passé à ne rien faire, les "veuves" (puisque les femmes du village comprennent que leurs hommes ne reviendront certainement jamais) élisent une maire et commencent à s'organiser pour faire subsister le village vaille que vaille, et fonder une sorte d'utopie féminine. Le livre est ainsi découpé en 14 chapitres, chacun présentant une histoire à propos d'un des personnages. On pourrait presque voir un recueil de nouvelles dans cette structure très agréable à lire. Les chapitres s'enchaînent, développant les personnages principaux, leur passé, la manière dont ils considèrent cette nouvelle situation, leur façon de vivre, tout en tissant en même temps un véritable ensemble cohérent. Bref, je ne me suis pas ennuyé une seule minute !

Un petit extrait tout de suite.

"Le lendemain matin du jour où les coqs cessèrent de chanter, Rosalba se précipita hors de chez elle pour enquêter sur le temps. Elle portait sa robe du dimanche, qui, après tant de dimanches, n'était plus blanche comme lait mais jaune pâle et effrangée aux manches. Il s'était passé tant de choses récemment qu'elle ne savait plus très bien combien de jours ou de nuits s'étaient écoulés, et s'habiller pour un dimanche lui semblait correct. Elle avait choisi de rester fidèle à la méthode conventionnelle de calcul des jours et des nuits, car elle avait le sentiment qu'il était de sa responsabilité d'enregistrer les événements au moins d'après la couleur du ciel. Un chien blanc qui se grattait les puces au milieu de la rue principale sembla la conforter dans sa conviction que tout allait bien à Mariquita. Alors, qu'est-ce que ça pouvait donc faire que ces stupides coqs ne veuillent pas chanter ? pensait-elle en arpentant les rues. Si nous avons appris à vivre sans hommes, nous pouvons apprendre à vivre sans coqs. A cet instant, elle aperçut une femme nue qui courait vers elle."

13 février 2011

Orange Open Guadeloupe

Du 12 au 20 mars prochain se tiendra en Guadeloupe (a priori au tennis club de la marina) un tournoi de tennis important (classé "challenger", doté de 100 000 $ !). Il s'agira du plus gros événement de tennis jamais organisé dans les Caraïbes. Arnaud Clément, Paul-Henri Mathieu, Gianni Mina devraient y être. On espère aussi voir la Monf'... (Gaël Monfils). Je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur ce tournoi (même sur le site local de la Ligue !), excepté cet article de L'Equipe, repris par nombre de médias.

Sur la photo, courts de tennis au Gosier.