28 janvier 2011

Exposition "Pirates et Flibustiers des Caraïbes"

Ca y est, nous avons pu nous rendre au Fort Delgrès pour voir cette exposition tant attendue. Après un avant-goût, un aller-retour infructueux (Fort fermé) quelques coups de fil (ici, il faut appeler !), nous sommes allés voir cette exposition sympathique lundi dernier. Au menu : des panneaux explicatifs et instructifs sur l'histoire de la flibuste, des reproductions d'illustrations de dessinateurs américains parues dans divers livres (dont des éditions de L'Île au trésor), des vieilles cartes (j'adore !), un film (genre documentaire du dimanche après-midi) sur les pirates et Barbe Noire, quelques objets disséminés çà et là, des maquettes de bateaux...

Rien d'exceptionnel, mais quelques informations intéressantes historiquement. Voici quelques photos.

De vieilles cartes bien illustrées. Sur la seconde, on peut voir, aux quatre coins et pas dans l'ordre : Colomb, Cortès, Pizarro et Vespucci.


Une jolie illustration.

Un pirate en garde-à-vue.

En exclusivité en Guadeloupe : le trésor de Rackham le Rouge !

Une autre illustration que j'aime bien.


Maquettes, illustrations, objets : voilà en quoi consiste cette exposition.

Etre ou ne pas être un pirate...

13 janvier 2011

Sarkozy et les élus locaux

On le savait déjà, la Guadeloupe est un très bel archipel, mais aussi très sale. C'est d'ailleurs la première chose qui frappe pour toute personne arrivant ici pour la première fois : "C'est beau, mais c'est sale !".

Lors de son passage en Guadeloupe pour présenter ses voeux à l'outre-mer, Nicolas Sarkozy a dit que l'Etat se substituerait aux élus locaux si ceux-ci ne faisaient pas leur travail dans ce domaine. A l'heure du développement endogène, de la volonté de plus d'autonomie, ce n'est pas très sérieux...

Lire ici l'article du France-Antilles d'aujourd'hui.

Sur la photo, de gauche à droite : Victorin Lurel (président du Conseil Régional), Jacques Gilot (président du Conseil Général), Jean Fabre (Préfet), Nicolas Sarkozy (le même que là-bas).

07 janvier 2011

La Traversée du milieu

Que ceux (et ils sont nombreux...) qui suivent mon blog pour les "critiques" littéraires se rassurent, je n'ai pas arrêté de lire ! Il est vrai que mon dernier post littérature doit dater d'il y a à peu près un an (je préfère ne pas vérifier...). Alors, cela ne veut pas dire que je n'aime plus lire, mais simplement que j'ai lu d'autres livres qui n'ont pas vraiment de rapport avec la Guadeloupe ou la Caraïbe. J'ai notamment fini fin décembre la lecture des sept denses volumes d'A la Recherche du temps perdu de Proust, ce qui m'a tout de même pris les bons deux-tiers de l'année 2010.

L'année 2011 commence donc en fanfare, avec un sujet sur La Traversée du milieu (The Middle Passage en langue originale) de Vidiadhar Surajprasad Naipaul (que l'on connaît plutôt sous le nom de V.S. Naipaul), écrivain britannique originaire de Trinidad (île anglophone tout au sud de l'arc antillais, au large des côtes vénézuelliennes, là où calypso, soca et steel bands sont nés). Il fait partie du cercle très fermé des écrivains de la Caraïbe ayant obtenu le Prix Nobel de littérature (en 2001 pour lui, en 1960 pour le Guadeloupéen Saint-John Perse et en 1992 pour le Sainte-Lucien Derek Walcott).

La Taversée du milieu (publié en 1962, traduit en français en 1994) n'est pas un ouvrage de fiction, il s'agit d'un récit de voyage autobiographique (le narrateur est appelé à plusieurs reprises "Mr. Naipaul"), rendant compte d'un tour de la Caraïbe effectué par l'écrivain en 1960 lors de son retour à Trinidad après avoir passé plusieurs années en Grande-Bretagne. Il se divise en cinq chapitres, cinq étapes du voyage : "La traversée du milieu" (cette expression fait référence à la traversée de l'Atlantique effectuée par les esclaves, par les migrants partant tenter leur chance en Grande-Bretagne, et par Naipaul retournant à Trinidad), "Trinidad", "La Guyane britannique", "Surinam", "La Martinique" et "En route vers la Jamaïque". Dans chacun de ces chapitres, Naipaul brosse le portrait des habitants et des sociétés rencontrés.

Ce qui frappe tout de suite, c'est que ce sont des portraits sans concession, voire même plutôt pessimistes. Dans chaque chapitre, chaque peuple rencontré présente certes des qualités, mais l'auteur est particulièrement sévère avec les habitants de la Caraïbe de manière générale : il fustige l'esprit colonial, le racisme des locaux, leur indolence et leur paresse, l'américanisation à outrance, l'incapacité d'exorciser et de surmonter le péché originel de l'esclavage, le mépris des métropoles... la liste serait longue, et je ne vais pas faire un résumé de chaque chapitre. Par contre, je peux faire une liste de chaque lieu visité, selon le sort qui lui réservé (du portrait le plus négatif au moins négatif !) :

1) La Jamaïque (colonie britannique à l'époque)
2) Antigua (visité dans le dernier chapitre ; colonie britannique à l'époque)
3) La Guyane britannique (actuel Guyana, colonie britannique à l'époque)
4) Trinidad (colonie britannique à l'époque)
5) Le Surinam (colonie hollandaise au moment où il écrit)
6) La Martinique (déjà département français à l'époque)

Eh oui, c'est la Martinique qui s'en sort le moins pire ! V.S. Naipaul semble voir les côtés positifs de la départementalisation et de l'assimilation réussie, non sans pointer du doigt tous les travers des Martiniquais, de leur société et de la relation quasi exclusive avec la France. J'aimerais bien avoir son avis de nos jours, lorsque l'on voit certains résultats de cette départementalisation. Il loue également la culture et le savoir-vivre des Martiniquais, non sans dénoncer leur pitoyable accueil.

J'aimerais aussi connaître son point de vue actuel sur le Surinam, duquel il vante la bonne cohabitation entre les catégories sociales et raciales, lorsque l'on sait ce qui s'est passé dans ce pays six mois après l'indépendance (pour résumer : un bon tiers de la population (les élites bourgeoises et intellectuelles) a fui vers les Antilles Néerlandaises ou la Hollande, et une dictature a suivi immédiatement).

Par ailleurs, dans chaque chapitre, l'auteur, d'origine indienne, est attentif au sort qui est réservé aux émigrés indiens arrivés à la fin du XIXème siècle. Les constats sont, là aussi, variés mais plutôt négatifs.

Pour finir, voici quelques extraits que j'ai sélectionnés (pour ceux qui auront eu la patience de me lire jusqu'ici). Tout d'abord, voici un passage concernant l'histoire des Antilles, dans le premier chapitre :


"Comment l'histoire de cette inutilité antillaise peut-elle être écrite ? Quel ton adoptera l'historien ? Sera-t-il aussi académique que Sir Alan Burns, protestant de temps à autre contre quelque brutalité, et plaçant la brutalité antillaise dans le contexte de la brutalité européenne ? Mettra-t-il en balance, comme Salvador de Madariaga, un ensemble de brutalités avec un autre, pour conclure que l'un n'a pas été décrit dans toute sa noirceur, et que cela est injuste pour l'Espagne ? Fera-t-il preuve, comme les historiens antillais, qui commencent juste à pouvoir envisager leur histoire, du détachement le plus froid pour raconter l'histoire de la traite des esclaves comme si ce n'était qu'un aspect parmi d'autres du système mercantile ? Il ne pourra jamais y avoir de manière satisfaisante de raconter l'histoire des îles. La brutalité n'est pas la seule difficulté. L'histoire se bâtit autour de ce qui est accompli et créé ; et rien ne fut créé aux Antilles."


Un passage sur la Martinique :


"Si les français ont exporté leur civilisation à la Martinique, ils ont également exporté leur structure sociale. Les préjugés sociaux rigides de la bourgeoisie métropolitaine se sont fondus avec les distinctions raciales dérivées de l'esclavage pour produire la société la plus organisée des Antilles. Dans cette société l'éducation, l'argent et la culture importent, mais le sang noir est pareil à une vulgarité indéracinable, la marque d'une ascendance esclave ; et dans cette société, dont le seul modèle est le bourgeois français, les préjugés sociaux (qui peuvent être des préjugés raciaux) ont leur importance. [...] Je n'ai jamais pu m'habituer à entendre des Martiniquais de couleur dire, exactement comme certains Français : "La place de ce foutu juif est au ghetto." "


Enfin, deux passages conclusifs dans le dernier chapitre, que j'aime particulièrement :


"Je voyageais depuis sept mois. Je commençais à me fatiguer. A la Jamaïque, les annotations sur mon journal se firent de plus en plus courtes puis s'arrêtèrent tout à fait. Rien de neuf à consigner. Chaque jour, je voyais les mêmes choses -chômage, laideur, surpopulation, racisme- et chaque jour j'entendais les mêmes arguments qui se mordaient la queue. Les jeunes intellectuels, dont les dons avaient été développés pour enrichir une société stable en développement, parlaient et parlaient et devenaient fous de frustration. Ils cherchaient un ennemi, et il n'y en avait pas. Les pressions à la Jamaïque n'étaient pas simplement les pressions de la race ou de la pauvreté. C'étaient les pressions accumulées de la société esclavagiste, de la société coloniale, d'un pays agricole sous-développé et surpeuplé ; et elles échappaient au contrôle de quelque "leader" que ce soit. La situation ne requérait pas un leader mais une société qui se comprît elle-même et eût un but et une direction. Elle ne faisait que générer l'égoïsme, le cynisme et une rage auto-destructrice."

"Le Dr Arthur Lewis a fait la distinction entre les leaders "protestataires" et les leaders "créatifs" dans les sociétés coloniales. C'est une distinction dont les Antilles ont encore à peine conscience. Aux Antilles, pourvues d'une classe moyenne importante et de talent en abondance, le leader protestataire est un anachronisme, et un anachronisme dangereux. Pour les masses incultes, promptes à réagir aux incitations raciales, qui prennent un plaisir enfantin aux gestes destructeurs, le leader protestataire sera toujours un héros. Les Antilles ne manqueront jamais de tels leaders, et le danger de la loi du nombre et de l'autoritarisme ne cessera jamais d'être réel. Le paternalisme de la domination coloniale aura été remplacé par la politique sauvage des récompenses et de la vengeance, conditions exemplaires du chaos".



Bref, un livre que je conseille.
Pas sûr qu'un portrait 2011 soit plus reluisant.

04 janvier 2011

La Guadeloupe solidaire : il fait froid !

Enfin, tout est relatif... Un gros nuage plein de pluie nous passe dessus (il couvre tout l'arc antillais nord : des Îles Vierges jusqu'à la Dominique) depuis dimanche nuit, et jusqu'à demain soir a priori.

Cette pluie continue toute la journée d'hier, en plein pendant la saison où les températures sont les moins chaudes, ajoutée à pas mal de vent, a fait qu'une certaine sensation de froid prédominait ! Et pourtant, comme vous pouvez le voir sur le premier sujet du journal télévisé d'hier soir, les températures étaient de 20° minimum (sauf sur Saint-Claude). En partant au travail hier à 6h30, il faisait 22 au thermomètre de ma voiture. Mais en fait, les températures n'ont pas vraiment augmenté de la journée, d'où ce "froid". On a vu des gens porter écharpes et sweat-shirts (et même quelques vestes polaires ! Si, si !).

30 décembre 2010

Evolution institutionnelle de la Guadeloupe

En 2014, lors de la réforme territoriale, la Guadeloupe (région monodépartementale comme tous les DOM, je le rappelle) verra ses Conseil Régional et Général fusionner en un seul Conseil Territorial. Actuellement, nous avons 41 conseillers régionaux et 40 généraux. A partir de 2014, ce nombre sera non plus de 81 mais de 43 comme le veut le ratio appliqué au niveau national.

Lors d'un récent congrès, les élus de la Guadeloupe viennent de décider de proposer deux évolutions préalables au Gouvernement : que le nombre de conseillers soit non pas de 43 mais de 65, et que le mode de scrutin soit mixte (uninominal et scrutin de liste à la proportionnelle) et non pas seulement uninominal. Ces élus commencent à s'inquiéter de perdre leur place de conseiller...

Assisterions-nous à la Gbagboïsation de notre classe politique ?

25 décembre 2010

Comment bien digérer après les fêtes.

Eh bien, il faut venir vivre en Guadeloupe, le péyi où la vie est plus chère et les rayons parfois vides.

Cela dit, Joyeux Noël à toi, fidèle lecteur du Gwadiary.

18 décembre 2010

Le Poyo Surf Club dans Surf Session

Dans le dernier numéro de Surf Session (enfin, le dernier que nous avons reçu ici, dans ce que l'on appelle les DOM, vous savez, cette vaste région où, lorsque l'on achète un magazine, le prix est indiqué sur le côté avec un supplément de 70 centimes ? Donc, celui de novembre), on pouvait trouver un petit guide (je n'ose dire un "booklet") spécial Trip (je n'ose dire "voyage"), des destinations surf au climat plus clément que celui de la côte basque en hiver. Eh bien, pour la région Caraïbe, ce livret conseille la Guadeloupe seulement ! Yes i, ou ja konnèt ! Bon, la Barbade a aussi de bonnes vagues...

Par ailleurs, il y a quelques conseils pour des surf clubs ou des surf camps, et le Poyo Surf Club en fait partie (riprizent Bana !). Voici les deux articles concernés et scannés.

Au passage, un grand bravo au Réunionnais Jérémy Florès, premier Français (voire Européen je crois) à remporter une épreuve du circuit pro WCT, hier à Hawaii (spot de Pipeline) après avoir éliminé Kelly Slater en demi.

14 décembre 2010

14 décembre : LKP ou LpaKP ?

Eh bien, d'après mon ressenti sur le terrain, et les infos à la télé, ce serait plutôt LKPétard mouillé... Ce matin, sur la route pour aller travailler, plein de gens dans leur voiture allant étrangement au boulot, pas un gendarme en vue, même au rond point des Mineurs à l'entrée de Capesterre. Une matinée de travail comme une autre... Et aux infos de 13h, confirmation. Outre les 4 000 (selon qui vous savez) à 20 000 (selon qui vous savez aussi) manifestants dans les rues de PAP contre 80 000 en 2009, pas un magasin fermé, pas une administration ne fonctionnant pas (ce que confirme un des commentaires de mon post précédent). Calme plat. Louis XVI eût écrit : "14 décembre 2010 : Rien". Et il eût eu raison cette fois-ci, le bougre !

Alors, bon, on n'est encore à l'abri de rien. Surtout que la Sous-Préfecture a l'air de jouer avec le feu, en ayant refusé de recevoir les représentants du LKP ce matin.

Cette fois-ci, les Guadeloupéens ont pris leurs précautions : plein d'essence (presque aucune station fermée ce matin...) et frigo richement garni pour les fêtes. Parlons-en des fêtes : je pense aussi que personne dans ce péyi-lasa ne veut les manquer après avoir manqué un Carnaval en 2009. Et puis les gens, même s'ils ont pu être d'accord avec les idées défendues, en ont eu marre des méthodes extrémistes et de la rhétorique malsaine.

Maintenant, faudrait aussi voir à appliquer les points de l'accord de 2009 qui ne le sont pas encore, ce serait quand même plus réglo. Et puis aussi régler tous les autres problèmes du même coup, tant qu'on y est (houla !).

10 décembre 2010

Grève LKP du 14 décembre : J-4 !

Suspense, suspense... le LKP a annoncé une grande mobilisation (une grève générale bis, en gros) pour ce mardi 14 décembre. Les avis sont partagés sur l'île : marchera, marchera pas ? En tout cas, cette menace ne laisse pas de poser une trâlée de questions :

- battrons-nous le record des 44 jours de grève de début 2009 ?
- les têtes pensantes du LKP ont-elles déjà reçu leur container perso de denrées alimentaires, et ont-elles déjà inscrit leurs rejetons à l'école en France pour éviter qu'ils ne gâchent leur scolarité comme les autres petits Guadeloupéens ?
- les médias nationaux mettront-ils 2 semaines à se rendre compte qu'il se passe quelque chose ?
- la Guadeloupe survivra-t-elle à cet éventuel nouveau blocage économique et institutionnel ? Pendant ce temps, l'Ile Maurice, la République Dominicaine, les Maldives, les Seychelles et Saint-Martin récupèrent nos touristes. C'est ça la solidarité insulaire.
- le site officiel du U.S Department of State déconseillera-t-il de nouveau à ses ressortissants de se rendre en Guadeloupe pendant 5 mois, pour cause de situation insurrectionnelle ?
- les yaourts La Laitière passeront-ils en dessous des 9 euros à l'issue de cette grève (petite parenthèse : pack de 4 yaourts nature La Laitière prix Guadeloupe : autour de 9 euros ; prix Saint-Martin : autour de 3 euros...) ? Il est quand même là le vrai scandale : nous priver des produits La Laitière...

Allez, bon courage à tous, je vais faire le plein et remplir mon frigo pour soutenir le siège.

07 décembre 2010

Action de Surfrider Foundation Europe en Guadeloupe

Voici le dernier bulletin de Surfrider Foundation. Il y est question de la Guadeloupe.

Aujourd’hui, Surfrider renforce ses activités en Outre-Mer. Les écosystèmes tropicaux, les récifs coralliens sont menacés par les activités humaines. Il est donc essentiel de développer actions et expertise sur ces territoires exceptionnels. Sans oublier que, là aussi la qualité de l’eau des zones d’activités nautiques ne fait l’objet d’aucune surveillance.

Le point de départ sera la Guadeloupe.

L’association y est bien représentée et les actions menées par notre antenne locale ont permis une reconnaissance de notre travail. Et puis, le contexte local appuie fortement la nécessité de mettre en place un laboratoire Surfrider. Des eaux chaudes et cristallines, mais une réalité moins reluisante. Problèmes d’assainissement, pesticides, réseaux vétustes, contribuent à une dégradation de la qualité des eaux littorales. Les témoignages de notre antenne locale sont sans appel : affections de la sphère ORL, gastro-entérites, problèmes de peau sont le lot quotidien des surfeurs locaux. Le projet est en bonne voie, et si nous obtenons les financements nécessaires, le lancement devrait se faire début 2011. La surveillance qualité de l’eau sera la priorité de notre laboratoire mais parallèlement à ce travail d’autres actions seront développées. Par exemple la question des déchets aquatiques reste, elle aussi, cruciale dans une île où le tri sélectif n’a fait son apparition que fin 2010.

auteur et crédit photo: Olivier Barrière
Responsable environnement, Surfrider Foundation Europe

06 décembre 2010

Oh le vieux week-end sportif !

Ben oui, la preuve par trois et dans l'ordre chronologique :

- Tennis : défaite de la France en finale de Coupe Davis face à Djoko... pardon, face à la Serbie.

- Football : défaite de l'Olympique de Marseille face à Nice au stade de la raie lors du derby des fadas du Sud.

- Football' : défaite des Gwada Boys en finale de la Digicel Caribbean Cup 2010 face aux Reggae Boyz (Jamaïque) aux tirs-aux-buts (1-1 à l'issue du temps réglementaire).

Y'a des week-ends comme ça, on préférerait être en semaine, bosser, et parler politique.

Ou presque.

03 décembre 2010

Digicel Caribbean Cup 2010 : la Guadeloupe en finale !


Pour la première fois de son histoire, la sélection de la Guadeloupe de football est en finale de la Digicel Cup ! Je rappelle qu'il s'agit d'une compétition régionale entre les équipes de la Caraïbe, qui a lieu à peu près tous le deux ans (quelques éditions ont été annulées à cause de problèmes financiers).

Cette année, la phase finale de la compétition se déroule en Martinique, et les Gwada boys sont sortis de leur poule à l'italienne, en faisant match nul contre le modeste Guyana, puis en perdant contre la Jamaïque (épouvantail régional et tenant du titre), et enfin en gagnant sur le fil contre Antigua-et-Barbuda. Ils ont ainsi accédé au dernier carré, se qualifiant du même coup pour la Gold Cup 2011 (je rappelle là aussi : il s'agit de l'Euro version zone CONCACAF -Amérique du Nord, Amérique Centrale et Caraïbe-). Les trois autres demi-finalistes, et donc qualifiés aussi, sont la Jamaïque, Cuba et Grenade.

Cet après-midi, la Guadeloupe a battu Cuba en demi-finale, 2-1, et rencontrera le vainqueur du match Jamaïque-Grenade dimanche.

27 novembre 2010

Exposition "Pirates et Flibustiers des Caraïbes"... teaser !

Une exposition retraçant l'histoire de la piraterie et de la guerre de course se tient en ce moment au Fort Delgrès de Basse-Terre. L'exposition est en Guadeloupe du 03 au 30 novembre, en provenance du Musée de la Marine à l'occasion de la Route du Rhum 2010.

Cet après-midi, nous nous sommes ainsi rendus au Fort, pour s'entendre dire qu'il y avait un problème d'occupation des salles et que l'exposition avait été retirée ce matin même, mais qu'elle reviendrait vers le 20 décembre ! Petite déception au passage, même si nous n'étions pas allés à Basse-Terre exprès... Il y avait tout de même quelques éléments encore présents dans la salle d'accueil du Fort, quelques belles maquettes de bateaux et quelques panneaux explicatifs et historiques sur la piraterie en Guadeloupe (à ce propos, je ne saurais que trop conseiller la lecture de l'excellent ouvrage de Michel Rodigneaux, La Guerre de course en Guadeloupe). Voici les photos comme teaser, en attendant un autre post sur l'exposition lorsqu'elle sera de retour !

A l'abordage, moussaillons ! Pas de quartier, ou je vous pends par les pieds au mât de misaine !

21 novembre 2010

Route du Rhum : arrivée du premier Guadeloupéen

Alors que les arrivées se succèdent tous les jours (en particulier celles de la classe 40 -monocoques de 40 pieds de long-, dont les candidats sont très regroupés), nous avons eu le plaisir d'accueillir hier le premier Guadeloupéen à franchir la ligne d'arrivée. Il s'agit de Damien Seguin (photo prise sur son site), qui se classe 10ème de cette catégorie. Place plus que fort honorable lorsque l'on sait que cette catégorie est la plus représentée, avec 44 inscrits au départ de Saint-Malo.

Ah oui, et puis il faut aussi préciser que le jeune homme de 31 ans a déjà eu des médailles olympiques aux Jeux Paralympiques : médaille d'argent à Pékin 2008, médaille d'or à Athènes 2004... Plus de très bonnes performances en catégorie "valides" dans diverses compétitions. En effet, le skipper est né sans main gauche.

Bravo champion !

NB : Quant aux autres skippers guadeloupéens arrivés depuis, Luc Coquelin a fini 2ème de la catégorie "rhum" (sorte de catégorie fourre-tout pour les bateaux n'entrant dans aucune des quatre catégories principales), et Philippe Fiston 24ème de la catégorie "classe 40".

17 novembre 2010

La Préfecture de la Guadeloupe

J'ai appris il y a quelques jours, via RFO Guadeloupe puis France Antilles, qu'un rapport appelé rapport Le Fur établit le palmarès de l'efficacité des Préfectures de France, de Navarre et d'Outre-Mer, en matière de délai de délivrance de papiers (cartes d'identité, passeports, cartes grises, permis de conduire). D'après ce rapport, sur les 101 préfectures, celle de Guadeloupe se classe... 101ème ! Eh oui, ça a fait les gros titres ici, avec réponse de la préfecture et tout et tout... Ce qui est étonnant c'est que la Martinique, par exemple, se classe 30ème. Allez, pour en faire rire certain(e)s d'entre vous, en 100ème se trouve... les Bouches-du-Rhône !

Autre problème, apparemment, la Guadeloupe serait "suradministrée" : il y a 6,9 agents pour 10 000 habitants, contre 3,5 à 4 pour la France métropolitaine. Dans ce domaine, nous sommes battus par nos amis corses, qui ont 10 agents pour 10 000 habitants ! Genre, j'engage mes cousins... Donc, en gros, il y a énormément de personnes qui y travaillent, mais le boulot n'est pas fait. Alors, je ne sais pas pour la Préfecture, mais il est vrai que j'ai déjà vu dans un bureau d'un service municipal quatre personnes pour apparemment un poste effectif (puisque seule une personne travaillait, les autres papotant devant des bureaux dépourvus du moindre stylo). Genre, où va l'argent public ??

Toujours d'après ce rapport, le délai d'attente pour recevoir son passeport est de 41 jours, contre 10 en Martinique et 5 en Haute-Saône.

Alors, il faut quand même préciser qu'apparemment, et pour défendre ma Préfecture péyi, c'est la sous-Préfecture de Pointe-à-Pitre qui plombe nos chiffres, puisque la Préfecture de Basse-Terre me semble assez efficace. La preuve, je suis allé vendredi dernier faire changer ma carte grise. Cela faisait en effet quatre ans que l'adresse figurant dessus n'était plus la bonne. J'ai donc roulé pendant plus de quatre ans avec au-dessus de ma tête une épée de Damoclès appelée "contravention de 4ème classe" (id est, pouvant aller jusqu'à 750 euros !). Bref, changement d'adresse, changement de carte grise (et donc d'immatriculation, puisque nouvelles plaques). Aujourd'hui même, j'ai reçu la nouvelle carte, soit un délai de trois jours ouvrables (cinq en comptant le week-end). Cela me paraît fort raisonnable.

Fos pou la préfèkti Bas-Tè !

09 novembre 2010

Arrivée de la Route du Rhum 2010

A l'heure où j'écris ce post, le vainqueur de la Route du Rhum 2010 est déjà arrivé, l'Aixois (riprizent !) Franck Cammas. Il a franchi la ligne d'arrivée ce matin à la Darse de Pointe-à-Pitre vers 12h. Je n'ai pas pu y assister, hélas, mais l'ai vu passer du boulot (oui, je vois un morceau d'océan du boulot) au large de Capesterre vers 10h30. Le bateau est vraiment énorme ! C'est le plus gros de la course d'ailleurs, plus gros que les autres concurrents de la même catégorie (classe ultime).

Tout à l'heure, à 18h, j'ai pu assister au passage du deuxième, Francis Joyon, à la bouée de Basse-Terre. Petit complément d'information : les skippers arrivent par le nord de la Guadeloupe et doivent en faire le tour le long de la côte-sous-le-vent et passer entre le littoral et une bouée au large de Basse-Terre, très près du boulevard maritime (pour se faire applaudir !). Il y avait donc une belle ambiance, pas mal de monde. Pas de photo cela dit, car mon passage à Basse-Terre n'était pas vraiment prévu, et en plus, il faisait assez sombre, ça n'aurait rien donné avec mon petit appareil d'il y a 5 ans...

Depuis samedi 6 novembre, le village officiel est ouvert à Pointe-à-Pitre, devant la Darse et place de la Victoire. Il y a aussi quelques stands à la marina de Bas-du-Fort. En tout, près de 99 exposants (agriculture, artisanat, gastronomie, animations, concerts...) présents tous les jours jusqu'au 21 novembre. Nous y sommes allés, et avons pris quelques photos. Ces dernières ne rendent hélas pas bien compte de la bonne ambiance qui y régnait. Un peu plus tard dans la matinée, le soleil est réapparu, et plus de monde était présent.

La place de la Victoire.

La jolie kaz de La Poste !

L'intérieur du stand du Comité des îles de Guadeloupe (= office du tourisme), bien décoré.

Près de la scène de concert, une fresque représentant les participants guadeloupéens de cette année, mais aussi de la dernière édition.

Des danseuses en robes traditionnelles pour l'animation.

30 octobre 2010

Route du rhum, J-1 !!

En attendant le départ de cette course mythique demain de Saint-Malo, et l'ouverture du village officiel Place de la Victoire à PAP, voici l'affiche faite par le Conseil Régional de Guadeloupe cette fois-ci. Je la trouve très bien !

Surf cyclonique

Comme d'habitude, les meilleures houles pour le surf ici sont générées par des cyclones qui passent à proximité (pas trop près quand même !). En ce moment, le cyclone Tomas (qui vient juste d'être classé cyclone de catégorie 1) est sur Saint-Vincent, deuxième île au sud de la Martinique. Je lui ai demandé de passer au photomaton, le bougre a accepté non sans mal.

Alors, pas de surf pour un débutant comme moi avec cette houle, mais une vidéo du surf master Cyrill, le boss de mon surf club (Poyo Surf Club). Ca rentrait pas mal du côté de Batri (spot de windsurf plutôt, situé juste en bas de chez moi ; mais le côté ouest du spot était très bien pour le surf aujourd'hui, car abrité du vent onshore) : les vagues faisaient un bon 2,70m, la houle était assez longue et régulière et la période de vagues plutôt bonne (j'ai compté 8-9 secondes...). Bon, c'était pas sa meilleure vague non plus, hein !

Surf Batri from Matt on Vimeo.

27 octobre 2010

Séjour à Saint-Martin/Sint-Maarten

Nous avons passé quelques jours de vacances sur l'île Saint-Martin. Cette île se trouve à 50 minutes de vol au nord de la Guadeloupe, entre Anguilla et Saint-Barthélémy. Il s'agit d'une ancienne commune de la Guadeloupe, devenue Collectivité d'Outre-Mer depuis 2008 suite au vote de 2003. L'île est coupée en deux : au nord, Saint-Martin (le côté français), et au sud Sint-Maarten (le côté hollandais). La capitale de la partie française est Marigot, celle de la partie hollandaise, Philipsburg. Côté français, petite hôtellerie (type gîtes et petite hôtels), les meilleurs restaurants de la Caraïbe (dans le village de Grand Case), et de très belles plages. Côté hollandais, des grands hôtels type resorts, des casinos, des boutiques duty free et des croisiéristes américains. Il faut vraiment avoir l'œil pour s'apercevoir que nous sommes dans un territoire hollandais et pas dans une colonie américaine ! Il y a aussi de belles plages, et de beaux sites de plongée. Le drapeau ci-contre n'est valable que pour le côté du pays du célèbre poète Nigel de Jong (spécialiste des pentamètres iambiques), pas pour celui du célèbre leader syndical Patrice Evra.

D'un point de vue historique, et pour faire vite, la production d'indigo, de café et de coton prévalait du temps de l'esclavage. Puis, après l'abolition (1848 côté français, 1863 côté hollandais -il fallait juste passer la frontière, qui a toujours été symbolique, pour devenir libre!), l'île, pauvre en ressources naturelles et en eau, s'est tournée vers le sel (il y a pas mal de salines). A partir des années 60, le tout tourisme l'a emporté. C'est l'île de la Caraïbe qui reçoit le plus de croisiéristes : plus d'un million par an ! Il peut y avoir jusqu'à 7 bateaux de croisière amarrés aux quais de Philipsburg ! Pas mal pour une île de 90 km2 et 80 000 habitants...

L'île possède un aéroport international très bien desservi côté hollandais, Princess Juliana, et un petit aéroport régional côté français, L'Espérance, situé à Grand Case, et qui dessert très bien la Guadeloupe, Saint-Barthélémy et... c'est tout !

Du fait de l'industrie touristique et de l'arrivée de pas mal d'argent, l'île est assez internationale et pas mal de nationalités se croisent. Malheureusement, la criminalité y est aussi assez importante, et on peut voir beaucoup de maisons cachées derrière d'immenses murs et portails, et des autocollants "security alarm/video" sur toutes les portes ! Enfin bon...

Passons maintenant à notre séjour. Nous logions côté français, tout près de la frontière, à Oyster Pond (sur la carte, la petite baie vers Babit Point, à la frontière sur la côte est ; ne pas oublier de zoomer !). Notre bungalow disposait d'une vue sur la marina de Captain Oliver, comme on peut le voir sur cette photo.

Sur la route vers Quartier d'Orléans, mon site préféré, la Baie de l'embouchure. Ces quelques photos ne rendent malheureusement pas compte de la majesté des lieux...

Voici ensuite quelques photos de Marigot, petite ville qui m'a bien plu.

Vue depuis le Fort Louis (dernier ouvrage de l'Ancien Régime, achevé en 1789).

Le Fort Louis et le West Indies Shopping Mall.

Le marché.

La Marina Royale.

Une vieille case.

Maintenant, Philipsburg, capitale du côté hollandais.

Le rond-point de bienvenue.

Depuis les hauteurs (là, en fait, on s'était un peu perdu -les panneaux ne sont pas terribles côté hollandais- mais on a trouvé un super point de vue !).

La fameuse Courthouse, et son non moins fameux ananas au sommet.

Le Board Walk (avenue du bord de mer, parallèle à Front Street puis Back Street).

On s'y est rendu à plusieurs reprises, et les gens nous prenaient à chaque fois pour des croisiéristes ! Bon, ville très artificielle quand même. Le point positif, c'est le magasin officiel du rhum local, le Guavaberry.

Pour finir, voici quelques photos de deux belles plages.

Friar's Bay.

Baie Longue, côté "Mmmm j'ai bien envie de piquer une tête !"...

... et côté "Ah, zut, il va falloir courir vers la voiture car ça va chavaner raide !".

C'est malheureusement ce côté qui l'a emporté.

En bonus, pour ceux qui auront eu la patience de me lire jusqu'ici, une vidéo exceptionnelle. L'arrivée d'un avion sur la piste d'atterrissage de Princess Juliana Airport, filmée depuis le Sunset Café qui fait son business sur ces arrivées (les horaires des vols sont même écrits à l'entrée !). Attention, ça décoiffe !

Princess Juliana Airport from Matt on Vimeo.

17 octobre 2010

Route du rhum, J-15 !

Ca va être énorme, avec le retour des bateaux de grande taille...