08 janvier 2010

Dé mil dis

Je souhaite une excellente année 2010 à tous les lecteurs de ce blog (que j'espère assidus...) : ceux de Guadeloupe, de France, de Belgique, de Suisse, du Canada, des USA, de Martinique, de Réunion, de Guyane française, de Haïti. Je crois que j'ai à peu près fait le tour. Que ceux dont la contrée verdoyante ou poudroyante n'apparaît pas me le pardonnent... En tout cas, que personne n'hésite à laisser des commentaires, dans la limite de la décence et du nombre de caractères qui vous est imparti.

Comment rester positif en ce début d'année, malgré les mauvaises nouvelles dans le péyi ? Le LKP s'apprête à lancer une nouvelle OPA hostile sur le péyi Gwadloup (wait and see, on a rempli le frigo...), et les bateaux de croisière n'accostent plus à Basse-Terre. Avant, seul le Wind Surf (bateau de la compagnie de croisière de luxe Wind Star) venait une demi-journée un vendredi sur deux, avant de partir à Terre-de-Haut pour l'après-midi. Mais le constat est là (M. et moi nous sommes bien renseignés au débarcadère de croisière de Basse-Terre) : à l'arrivée de ces touristes de luxe, pas un seul commerçant pour les accueillir, un office du tourisme en ruine, pas un minibus ou quoi que ce soit proposant des tours sur la Basse-Terre... seulement quelques personnes bénévoles pour faire l'accueil... Question des passagers Nord-Américains à la descente du bateau : "Bonjour. Qu'est-ce qu'il y a à voir en Guadeloupe ? Les membres d'équipage du bateau nous ont dit qu'il n'y avait rien à faire..." (sic). No comment...

Donc, voilà, la capitale de la plus grande île des Petites Antilles (et certainement celle dont les paysages et les activités sont les plus variés) n'a plus de bateau de croisière. Heureusement, je peux encore les voir de temps en temps de ma terrasse, dans le canal des Saintes, allant vers des destinations accueillantes : les Saintes, la Dominique, Sainte-Lucie...

Pour achever ce premier post de la nouvelle décennie (on se motive comme on peut), deux conseils lecture (aaaahhh !). Haïti possède définitivement une grande littérature. Je viens de finir L'Enigme du retour, de Dany Laferrière. Très bon livre introspectif dans lequel l'auteur raconte son retour éternellement repoussé vers son Haïti natale, après plus de 20 ans d'exil à Montréal, suite au décès de son père. Les anecdotes de voyage se succèdent plaisamment dans cette sorte de carnet de voyage, sorte de Cahier d'un retour au pays natal écrit au jour le jour, dans un style simple et moderne.

Le Briseur de rosée, d'Edwidge Danticat (dont j'ai déjà parlé), est une traduction. L'Haïtienne écrit en effet en anglais. Elle raconte dans son ouvrage comment les anciens bourreaux tontons-macoutes doivent cohabiter avec leurs anciennes victimes. Ce thème passionnant du revivre ensemble entre bourreaux et victimes est particulièrement bien traité à travers une narration-puzzle qui s'assemble au fur et à mesure.

1 commentaire:

Robinson Crusoé a dit…

Aux dernières nouvelles, il est même prévu que la Guadeloupe ne soit plus desservie par aucun moyen de transport...
T'as intérêt à construire un radeau avec ton canif si tu veux bouger !